INNOVATION - À seulement 21 ans, un jeune Marocain se préoccupe de l'avenir de notre planète en exploitant le plastique dans son pays, pour en faire du béton.

"En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans", souligne Saif Eddine Laalej, étudiant de 21 ans à l'École nationale de commerce et de gestion de Tanger.

Pour remédier à ce problème, qui n'est pas uniquement marocain mais mondial, le jeune homme a imaginé un système permettant d'utiliser le plastique recyclé pour en faire un matériau : du béton.

Constatant la consommation croissante du plastique, il cherche à freiner la production en misant sur le recyclage, dans la même optique que Dave Hakkens, l'homme qui n'aimait pas le plastique et a donc créé une machine pour le recycler soi-même.

"La consommation du plastique augmente de plus en plus. Il faut trouver des solutions pour le valoriser, lui donner vie, en faire quelque chose de durable", souligne le jeune homme.

La naissance de "Paveco", le béton composé de plastique recyclé

C'est au bout de neuf mois que Saif Eddine Laalej a trouvé la formule parfaite pour créer Paveco, un béton écologique composé de 80% de plastique recyclé. Les 20% de composants restants est "un secret" que l'étudiant ne souhaite pas dévoiler.

Cette composition en fait un béton écologique. Mais il est aussi économique. Selon le jeune étudiant, ce béton innovant sera deux à trois fois moins cher que le béton classique. Au-delà de l'avantage budgétaire, "la qualité sera également supérieure à du béton traditionnel", avance son créateur.

Une innovation réussie grâce à l'aide de Enactus, une association qui encourage et finance l'entreprenariat social à l'université. Saif Eddine Laalej a par la suite co-fondé avec son ami et collègue Houda Mirouche sa start-up : Zelij Invent.

Un prototype qui cherche des investisseurs

Pour le moment, Paveco n'est qu'un prototype et ne peut être vendu, ni commandé à la start-up Zelij Invent. Aujourd'hui, Saif Eddine Laalej et son équipe sont à la recherche de moyens financiers pour pouvoir investir dans des machines et construire ces pavés en plastique recyclé en plus grand nombre.

"On a du mal à trouver des fonds financiers au Maroc", affirme l'étudiant. Espérons que ce ne soit que temporaire et que nous verrons dans les jours prochains ce béton être commercialisé dans le monde entier. Des investisseurs Français et Américains se sont déjà renseignés auprès du jeune homme sur ce pavé révolutionnaire !

 

Passez à l'action