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MAISON-ÉCOLO - Qu'est-ce qui distingue une maison bioclimatique d'une maison passive ? Quelle architecture ? Quel type de terrain ? On fait le point !

Sans doute connaissez-vous les maisons passives, vous savez ces maisons à la consommation énergétique très basse, voire nulle. Mais peut-être ignorez-vous que ces habitations reposent sur un principe fondamentale : le bioclimatisme.

Rien à voir avec un quelconque label, le bioclimatisme est un principe général qui consiste à profiter au maximum des ressources naturelles dont peut disposer une habitation. L'objectif est d'obtenir le confort le plus naturel possible en jouant par exemple sur l'orientation de la maison.

Quels sont les grands principes de la conception bioclimatique ? On vous explique tout !

Le choix du terrain pour une maison bioclimatique

Pour construire une maison bioclimatique, il faut avant tout bien choisir son terrain et anticiper les conséquences de la météo. En effet, la météo déterminera l'exposition au soleil et au vent de votre future habitation.

Autre donnée à prendre en compte : le bruit. Eh oui, parce qu'une zone de bruit signifie fenêtres fermées alors que leur ouverture est nécessaire par exemple pour ventiler naturellement et faire sortir la chaleur en été. Peut-être qu'un emplacement plus calme serait préférable pour y installer votre maison ?

Pour en savoir plus sur les différents micro-climats qui composent le territoire français, la RT-2012 a répertorié 8 zones climatiques, que vous pouvez retrouver ici.

L'orientation de la maison bioclimatique pour profiter des apports solaires

Deuxième principe : ”on va travailler sur l'orientation des pièces de la maison pour profiter au maximum des apports solaires”, comme nous l'explique l'architecte Fanny Mathieu.

Pour cela une seule règle : “il faut faire en sorte que le maximum de fenêtres soient orientées vers le Sud”, nous précise Romain Riollet, responsable de projets efficacité énergétique au CLER.

Grâce à l'ensoleillement, l'objectif est de récupérer de la chaleur en hiver et de s'en protéger pendant l'été. Concrètement cela signifie, installer des protections solaires horizontales en été et maximiser les surfaces vitrées pour l'hiver.

Ce conseil n'est pas à prendre à la légère puisqu'il peut représenter un gain d'énergie de 15% à 20% !

La compacité de la maison pour plus d'efficacité énergétique

La compacité est un élément clé d'un point de vue de l'efficacité énergétique d'une maison bioclimatique”, explique le responsable du CLER. Et la compacité comme nous le dit l'ADEME c'est “ la déperdition comparée de l'enveloppe de différents logements”.

Pour faire simple : une partie de l'énergie consommée dans une maison est dissipée au travers des paroies extérieures. Plus il y a de surface de parois (murs, toit), plus l'énergie peut s'échapper.

De fait, plus un bâtiment est compact, plus il est performant car la surface déperditive est plus restreinte, tout comme son volume à chauffer.

Par exemple, pour éviter des pertes d'énergie, il vaut mieux privilégier une maison mitoyenne à une maison individuelle sur deux étages.

Quels matériaux pour une maison bioclimatique ?

En ce qui concerne le choix des matériaux, une conception bioclimatique ne signifie pas nécessairement utilisation de matériaux biosourcés.C'est la performance énergétique du matériau qui prime ici”, confirme Romain Riollet.

Une bonne isolation est primordiale dans une maison bioclimatique, car elle “permet de réduire les besoins de chauffage ou de climatisation”, selon Fanny Mathieu.

Plus qu'un cadre légal fixe et précis, le bioclimatisme est une intelligence de construction qu'il est nécessaire de mettre au service de sa maison, dans le cas de maisons passives ou d'énergies positives.

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