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MON COCON - Quand RMC Découverte et National Geographic s'associent, ça donne la passionnante émission "Constructions Sauvages". Ou comment vous allez rester scotché-e des plombes devant trois chevelus qui fabriquent des cabanes de dingue.

Cinq jours chrono. C'est le laps de temps qu'il faut à Manu, Attila et Arnaud pour fabriquer une cabane sur mesure tous les lundis soirs sur RMC Découverte. Autant dire que ça cravache sévère pendant l'émission, surtout que le client est un peu exigeant : cabane norvégienne sur un terrain en pente dans la Drôme, cabane perchée pour abriter un mini garage à quad en Seine-et-Marne, cabane château d'eau pour un passionné de fauconnerie, cabane camouflage en Dordogne...

Evidemment, le spectateur se réjouit parce qu'il vit par procuration le fantasme enfantin de la cahute où se réfugier avec ses copains, loin du regard des autres et de la société. Mais surtout, on se prend au jeu du défi entrepris par les trois constructeurs, on observe avec passion les heures de boulot, la galère pure et dure vécue par ces types armés de leurs simples bras et d'un paquet d'imagination - et aussi de tracteurs, de karchers, et de scies sauteuses, on vous rassure.


Subjugué par le savoir-faire de Manu, chef de chantier, Arnaud, spécialiste en terrain, et Attila, le roi des aménagements, nous avons tiré au moins 5 leçons de ce visionnage.

1. Attention au terrain !

A chaque nouvelle cabane, le choix du terrain se révèle primordiale : Il ne faut pas que la terre soit trop meuble ou humide, sinon gare aux fondations ! Et pourtant, les constructeurs réussissent des prouesses... Quand Ine et Max insistent pour que leur cabane nordique soit installée sur une pente raide et une terre argileuse, ils finissent par céder à condition de creuser des "fondations cyclopéennes".

De quoi s'agit-il ? Tout simplement de creuser un grand trou qu'on remplit de cailloux, afin de stabiliser les poteaux qui soutiennent la cabane. Un supplément de boulot qui n'effraie pas nos baroudeurs, prêts à perdre du temps pour honorer leur promesse. Idem le jour où ils s'aperçoivent que le cabane à quad empiète légèrement sur le terrain du voisin : Il faut tout décaler d'un bon mètre pour éviter les conflits !

2. Des conditions épouvantables

Construire une maison, ce n'est pas comme rénover un appartement : quand il pleut à verse, vous le sentez passer. Dans l'épisode de la cabane norvégienne dans la Drôme, les conditions climatiques sont carrément diluviennes, au point qu'on grelotte pour les pauvres ouvriers perchés sur le toit pointu du chalet.

Pire, la pluie augmente les risques de blessure sur le chantier. Pas question de se servir des machines électriques, par exemple ! On travaille au marteau, à l'agrafeuse, à la pelle, bref à l'ancienne. Sur un terrain pentu, il faut aussi s'assurer que le transport du matériel n'est pas trop galère. "On rigole bien, on glisse dans la boue, on est comme des enfants, mais attention, s'inquiète Arnaud. C'est très dangereux, donc on décide de faire un escalier".

3. Accorder une grande importance au matos

Dans le film Comme un avion, Denis Podalydès prépare un périple en kayak et il "accorde une grande importance au matos". Figurez-vous que c'est pareil pour construire une cabane : camions, ponceuses, scies à chantourner, perceuses visseuses, karchers, et autres machines infernales dont on ignore le nom pullulent dans l'émission. Autant dire que si on reconnaît un bon ouvrier à ses outils, alors nos gaillards sont passés maîtres.

4. La récup' a vraiment du bon

Est-ce qu'on vous a parlé d'Attila ? Ce pudique fils de bûcheron au t-shirt de Guns N' Roses ne cesse de partir à la récup' de vieux objets qui ne servent plus, dans le but de créer la déco et l'aménagement des cabanes. Dans l'épisode "Off Road", il s'empare de pneus pour faire un fauteuil, de bidons d'huile pour une table basse et même d'un camion militaire pour le transformer en parking à quad. L'imagination prend le pouvoir !

5. Les cabanes, ça donne envie de chialer

Comme le casting est bien fait, les futures habitant-es des cabanes possèdent souvent une histoire originale. C'est le cas de Jérémy, fan de sports mécaniques qui a échappé à la mort et s'est retrouvé dans le coma après un grave accident. Autant de dire que le voir en train de découvrir sa cabane au milieu de ses potes qui se sont cotisés pour l'aider durant son hospitalisation met du baume au coeur. Et comme nos constructeurs sauvages pensent à tous et toutes, ils prennent également soin de rendre la cabane accessible aux personnes à mobilité réduite. Sauvages, mais civilisés !