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DOMOTIQUE - Comment HomePod, l'assistant personnel d'Apple, qui arrive en France ce lundi 18 juin, va-t-il changer notre vie à la maison ? Peut-être pas comme vous l'espérez...

Dans la série des enceintes connectées, HomePod d'Apple est la petite dernière à débarquer en France en ce lundi 18 juin 2018. Après Google Home de Google, disponible dans l'Hexagone depuis l'été 2017, et Echo d'Amazon, lancée en France il y a quelques jours, c'est le dernier assistant personnel des géants du web à intégrer nos maisons.

On lui donne des ordres ou on lui pose des questions en l'interpellant à voix haute : "Dis Siri... joue moi telle chanson !"

Mais à quoi sert vraiment cette enceinte à reconnaissance vocale ? Comment ambitionne-t-elle de changer notre quotidien ?

Une enceinte musicale avant d'être un assistant personnel

HomePod est d'abord une enceinte musicale avec un son de bonne qualité, qui diffusera votre play-list lorsque vous lui demanderez à voix haute, mais est loin d'exceller comme assistant personnel. C'est le verdict de Numérama, qui a eu l'occasion de le tester.

"Il ne répondra pas à vos questions de culture générale. (...) Le HomePod ne sait par exemple pas qui est le président de la France, mais sait qui est le président de la République française", indique le magazine spécialisé sur l'innovation technologique. À un mot ou une nuance près, il est possible que l'enceinte ne comprenne pas votre question.

En effet, alors que Google Home va chercher de lui-même les informations qu'il ne connaît pas sur Google, le moteur de recherches le plus utilisé dans le monde. Le HomePod, lui, ne sait que ce qu'on lui a appris.

Le Monde confirme que le HomePod répond ne pas savoir une fois sur deux, lorsqu'on lui demande de nous donner une recette ou de lire notre agenda. Mais ici, ce défaut est jugé "plutôt reposant", car "en essayant de répondre systématiquement, les enceintes d'Amazon et Alexa donnent rarement une réponse convaincante aux mêmes questions."

L'intérêt d'un assistant personnel est aussi de piloter sa maison à la voix, pour ouvrir les volets sans avoir à se lever de son canapé par exemple. Or, le HomePod est pour le moment compatible avec moins d'objets connectés de marques différentes que ses concurrents, ajoute Le Monde.

Un assistant connecté pour faire ses courses

Et si l'objectif des assistants personnels connectés développés par Google, Amazon et Apple, était d'abord de mieux connaître nos habitudes de consommation, pour mieux nous vendre leurs services ? C'est ce qu'explique cet article de Libération. Ces enceintes connectées enregistrent l'ensemble des requêtes qu'on leur adresse, et s'en servent par exemple pour nous faire des recommandations.

"Qui aurait bien pu imaginer il y a dix ans que les consommateurs seraient prêts à payer pour installer un espion au cœur de leur intimité ?", interroge ainsi dans Libération Jérémy Harroch, fondateur de la start-up Quantmetry, spécialisée dans le big data et l'intelligence artificielle.

Le Monde relativise cette crainte concernant le Home Pod, car "contrairement à Google et Amazon, qui conservent la longue liste de vos requêtes vocales sans limite de temps, reliées à votre compte personnel, Apple assure faire beaucoup d'efforts pour anonymiser ces informations avant même qu'elles n'arrivent dans ses fermes d'ordinateurs."

Mais dans le doute, il y a une bien alternative : les enceintes connectées qui promettent de respecter votre vie privée, comme Snips, Mycroft et LintO, que nous vous présentions dans notre dossier sur les assistants personnels.

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