J'ai testé Bob, le lave-vaisselle et je vous dis ce que j'en pense

TEST - Pendant un mois, j'ai confié ma vaisselle sale à un à Bob, fabriqué par une start-up française. Prix, écologie, gain de place... est-ce vraiment un objet indispensable ?

À la rédaction, il n'y a pas très longtemps, on a reçu un mail un peu particulier. Tous les jours, on reçoit des dizaines de communiqués de presse pour la sortie d'un livre, des messages de nos lecteurs et lectrices et parfois même des demandes de rachat de cartouches d'imprimante. Mais ce jour-là, une suggestion plutôt surprenante : On nous propose de tester Bob.

Mais qui est Bob ? C'est un mini lave-vaisselle destiné à ceux qui ont la flemme de faire leur vaisselle (comme moi), qui vivent dans un mini-appart avec une mini-cuisine (encore comme moi), et fabriqué en France (comme moi aussi, décidément). Il ne nécessite pas de raccordement de plomberie et surtout, il permettrait apparemment de faire des économies d'eau. Et si Bob allait devenir mon nouveau meilleur ami ? Je décide d'accepter la proposition, pour me faire une idée et aussi vous partager mon expérience : la promesse de gain de place/économie/facilité d'utilisation est-elle tenue ? Je jette l'éponge (au sens premier) et c'est parti !

Voici Bob, qui devient mon coloc © Daan Tech

Bob emménage chez moi, pas vraiment au goût de ma concierge

Après avoir pris contact avec Damian Py, le fondateur de Daan Tech, la société qui fabrique Bob, celui-ci me propose de me faire livrer un exemplaire, toutes options incluses, directement à mon domicile. C'est ma gardienne qui réceptionne le colis et elle me fait part de son mécontentement car celui-ci prend toute la place dans sa loge. Qu'à cela ne tienne, je remonte le paquet (près de 10 kilos) chez moi et trépigne d'impatience d'ouvrir toutes les boîtes. D'abord, un grand sac blanc, dans lequel m'attend mon Bob de couleur rouge. Il parait que c'est la couleur qui a séduit le plus les autres acheteurs. C'est parfait, ça matche avec ma crédence 80'style. Il est mignon, avec ses formes rondes et son hublot par lequel on voit son ventre. Puis des petits cartons (tous emballés dans un film plastique, dommage), dans lesquels sont rangés les accessoires vendus normalement en supplément : des blocs pour ranger les verres ou les couverts, des cassettes remplies de produits nettoyants. C'est rigolo, il y a aussi un antivol, qui peut servir pour celles et ceux qui décident d'installer Bob dans une location par exemple, et qui ne veulent pas le voir disparaître.

D'habitude, je me lance tête baissée dans l'utilisation des produits sans prendre le temps de lire le mode d'emploi. Cette fois, je fais les choses bien : ce serait dommage de rater l'expérience au prix de mon empressement. Et je fais bien ! Il y a quelques étapes indispensables pour éviter le raz-de-marée dans la cuisine, notamment de sceller le tuyau d'évacuation à l'aide d'une bague. Une étape un peu fastidieuse, pendant laquelle je me contorsionne entre mon évier et mes plaques de cuisson. Je le place sur mon plan de travail, comme il est petit, il s'y glisse parfaitement. Et je fais courir son tuyau d'évacuation jusqu'à mon évier. Ça y est, Bob est prêt à être testé.

© 18h39

Ma première fois avec Bob

Je fais partie de celles et ceux qui laissent traîner leur vaisselle dans l'évier, jusqu'à ce que celui-ci soit rempli ou que je n'aie plus assez de vaisselle pour me préparer à manger. Ça tombe bien que Bob soit là, il va me donner un coup de main pour m'aider à déculpabiliser de ma fainéantise. 3 bols un peu cracra, 4 verres, une dizaine de couverts… je les insère dans son compartiment illuminé de bleu, comme dans une boîte de nuit, ça va être leur fête !

(Rare image de mes couverts en soirée mousse)

Je remplis le réservoir d'eau d'environ 4 litres et depuis un petit écran, je choisis le mode "quotidien". Un doux ronronnement retentit, pas désagréable, le cycle va durer 50 minutes. Moi, je vaque à mes occupations, délestée de cette tâche ingrate. “Bip”, Bob m'annonce qu'il a fini son travail. C'est bien, c'est propre. Depuis, je le fais tourner tous les deux jours. En sachant qu'une cassette de détergent assure 30 lavages, je suis tranquille pour au moins 2 mois (l'entreprise prévoit plutôt un usage quotidien). Après, il m'en coûtera 9,90 euros pour m'en procurer une nouvelle. Ce qui revient à 0,33 euros le lavage en produit, contre 0,05 si j'utilisais un liquide vaisselle classique...

Bob, on s'aime, mais je doute...

Il n'y a pas à dire, c'est quand même bien pratique d'avoir un Bob à la maison. Est-ce qu'il ne fait pas le café aussi, tant qu'on y est ? Bobby me permet de finalement réaliser un de mes fantasmes, moi qui n'ai jamais eu de lave-vaisselle : déposer mes assiettes souillées de sauce tomate et mes verres avec un vieux dépôt de vin dans un endroit, en espérant que l'ensemble se lave tout seul. Et puis surtout, il est facile à installer, puisqu'on n'a pas besoin de le brancher à un réseau d'eau, ce qui est quand même bien pratique lorsqu'on est locataire et qu'on ne veut pas choisir entre une machine à laver ou un lave-vaisselle.

Mais entretenir une relation avec Bob a un prix. Soyons honnête, si j'avais dû débourser plus de 300 euros pour l'acheter afin de ne plus avoir à supporter cette corvée, je ne l'aurais pas fait, car je n'en ai pas vraiment l'utilité. En revanche, pour celles et ceux qui ont les moyens de financer leur flemme, ou qui ont besoin de l'installer dans une location pour étudiants par exemple, c'est un bon investissement.

Côté écologie, il y a du pour et du contre. L'entreprise promet d'économiser de l'eau, et le défi est relevé, puisqu'il faut moins de 4 litres avec Bob, contre au moins 12 litres pour une vaisselle à la main. Bien sûr Bob produit de l'énergie grise, celle utilisée pour fabriquer l'appareil et le transporter jusqu'à chez vous, mais qu'on peut compenser au bout d'un certain nombre de lavages. Surtout, Bob possède quelques atouts non négligeables : made in France, fait en partie avec des matériaux recyclés et facile à démonter pour lutter contre l'obsolescence !

Finalement, Bobby, would you marry me ? (En anglais dans le texte, parce que “Robert, veux-tu m'épouser ?” c'est quand même moins glamour...)

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