Il met à disposition un frigo solidaire dans la rue pour lutter contre le gaspillage alimentaire

INITIATIVE - Afin de lutter contre le gaspillage alimentaire et la précarité, cet homme a installé dans sa rue un frigo solidaire, où chacun peut se servir et déposer de la nourriture.

Dans la rue Frégère située à Clermont-l'Hérault (Occitanie), se trouve un réfrigérateur peint de toutes les couleurs. On pourrait croire que son propriétaire l'a abandonné, mais il n'en est rien. Renommé "Frégédère" ce frigo est toujours rempli de produits alimentaires. Son principe ? En libre-accès, chacun-e peut se servir et déposer de la nourriture.

En France, 10 millions de tonnes de nourriture consommable sont gaspillées chaque année, rapporte l'Agence de la Transition écologique (ADEME). Contre ce gaspillage alimentaire, l'association « L'Assiette vide »  s'est engagé dans l'anti-gaspi solidaire et c'est comme ça qu'est née l'idée du frigo solidaire.

De l'anti-gaspi à la volonté de partage

"Je n'aime pas le gaspillage", nous confie David Bour, 32 ans, à l'origine de ce projet. L'idée lui est venue fin novembre. David s'est retrouvé à avoir trop de fruits et légumes chez lui. Déjà adepte du zéro déchet, il n'était pas question de les jeter. Au pas de sa porte, dans des cageots posés sur deux tréteaux, il a alors a mis à disposition tout son surplus de produits alimentaires.

© David Bour

Une fois lancée, cette initiative a vite pris de l'ampleur, au point qu'il a dû remplacer les cageots par un frigo. "C'est comme ça qu'est née l'association Assiette vide, chacun prend ce dont il a besoin et dépose ce qu'il a en trop dans le Frégédère", explique-t-il.

© David Bour

David se charge de gérer les stocks que les habitants lui donnent. "Il y a même des personnes qui apportent des plats qu'ils ont cuisiné", s'enthousiasme-t-il. Il s'occupe aussi de démarcher les commerçants qui seraient d'accord pour l'aider. Ainsi, tous les jours, il récupère les invendus de supermarchés et de commerces locaux et réapprovisionne le frigo à chaque fois que celui-ci se vide, c'est-à-dire tous les jours. Tout en respectant les normes sanitaires : les produits sont désinfectés au vinaigre et la température du frigo est vérifiée régulièrement.

"Mon objectif, c'est d'échanger et de partager avec les gens du quartier", affirme-t-il. David ne demande aucune participation financière. Pour lui, le plus important, c'est de donner. "Si on pouvait tous manger sain et équilibré gratuitement, personne n'aurait l'assiette vide, ce serait merveilleux !".

Des collectes de jouets pour Noël

De plus, David ne s'arrête pas qu'au frigo dans la rue. Avec son groupe Facebook l'Assiette vide, il partage avec ses 230 membres les initiatives anti-gaspi et solidaires de sa ville. Si la boulangerie du coin met à disposition ses invendus ou si d'autres associations ont besoin d'aide, sa communauté en sera informée.

© David Bour - Capture d'écran du groupe Facebook l'Assiette vide

Pour Noël, l'Assiette vide s'est même occupée d'aider les familles dans le besoin. Avec des initiatives comme  "La Brocante de dons" et "Les oubliés de Noël", elle pu collecter des jouets, livres et vêtements pour les redistribuer à celles et ceux qui n'ont pas eu les moyens de gâter leurs enfants pendant les fêtes.

Avec son association, David souhaite étendre ces actions dans la commune de Clermont-l'Hérault. "L'objectif c'est de réussir à installer des frigos un peu partout jusqu'à Montpellier et pourquoi dans toute la France !", espère-t-il. Et si son exemple vous donne envie de l'imiter, n'hésitez pas à lire notre article sur comment installer un frigo solidaire dans son quartier !

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