À Toulouse, un "arbre à algues" purifie l'air pollué de la ville et rejette de l'oxygène

POLLUTION - L'arbre algal de Toulouse serait aussi efficace qu'une centaine d'arbres pour absorber le CO2.

Journées sans voiture, développement du vélo, multiplication des espaces verts : les villes réfléchissent constamment aux moyens de rendre l'air extérieur plus respirable et moins pollué.

La ville de Toulouse (Haute-Garonne) expérimente quant à elle un mobilier urbain étonnant, capable d'absorber le gaz carbonique présent dans l'air et d'en faire de l'oxygène.

Un système de micro-algues qui absorbe le dioxyde de carbone

C'est sur les Ramblas de Toulouse que la start-up Kyanos Biotechnologies a installé le jeudi 17 septembre son "arbre algal". Cette structure expérimentale de 5 mètres de haut, qui ressemble vaguement à un arbre, contient des micro-algues qui barbotent dans une cuve.

À quoi servent-elles ? Grâce à une pompe, ces végétaux minuscules se nourrissent du dioxyde de carbone (CO2) qui se trouvent dans l'air ambiant. Une fois absorbé, elles le rejettent sous forme d'oxygène. L'arbre algal est un épurateur moderne et écologique. L'avantage, c'est qu'il est aussi efficace qu'une forêt pour dépolluer l'air mais sans prendre autant de place, puisqu'il absorbe autant de CO2 (gaz à effet de serre) qu'une centaine d'arbres selon la start-up. Une fois qu'elles sont devenues trop grosses, les micro-algues de l'arbre sont utilisées comme engrais.

© Kyanos Biotechnologies

Mais pour l'instant, l'arbre algal est une expérimentation et son efficacité concrète reste à prouver, comme l'a rappelé Vinh Ly, le cofondateur de la start-up à France 3 : "Nous voulons vérifier sa capacité à traiter et purifier  200 000 m3 d'air en un an, ce qui remplacerait une centaine d'arbres réunis. Notre métier c'est d'aider l'humanité avec la technologie des micro-algues."

La technologie utilisée par ce prototype est la même que développe la société de biotechnologie Fermentalg en partenariat avec Suez, une expérimentation similaire dont nous vous parlions ici.

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