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Pourquoi craquons-nous sur les îlots de cuisine ?

    © Castorama
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DÉCRYPTAGE - Les îlots colonisent nos cuisines et changent la physionomie de nos appartements. Sont-ils la clé d’une nouvelle forme de convivialité ?

Nos vies changent et la cuisine s’adapte, à moins que ce ne soit l’inverse. Il en est ainsi de l’îlot de cuisine. Il débarque dans nos intérieurs et conquiert le cœur des foyers, sans qu’on sache s’il révolutionne nos modes de vie où s’adapte à nos vies révolutionnées.

Idéal pour les petits appartements 

L’îlot signe la fin des petites cuisines. Après des décennies durant lesquelles les architectes ont réduit la taille de cette pièce, jusqu’à en exclure le coin du repas, les cuisines s’agrandissent. Et quand on ne peut pas agrandir, on ouvre.

Dans 95% du temps, les gens qui ont des petits appartements veulent des cuisines ouvertes”, atteste Sophie Delgoffe, architecte d'intérieur. “On va mettre la cuisine dans le salon, car on préfère avoir une pièce de vie qui fait 25 m2, plutôt qu’un séjour de 20 m2 et une cuisine de 5 m2.” 

Et cuisine ouverte rime souvent avec îlot central. “La majorité des gens s’imaginent un îlot central avec la cuisine ouverte parce qu’ils pensent convivialité”, poursuit l’architecte d’intérieur. “Cela permet de marquer la différence entre la cuisine et le reste de la pièce, de cacher tout ce qui est cuisson derrière l’îlot.” 

Le maître-mot : convivialité

L’îlot crée de la séparation et de l’ouverture”, confirme Sabine Deweer, styliste chez Castorama qui s’est penché sur cette tendance depuis 2010. “Dans la majorité des cas, il sert de plan de travail avec un point d’eau ou un point de cuisson.” 

Il peut aussi servir de table pour le repas, mais alors, précise la styliste, “il faut dégager de la place en dessous pour les jambes”. En optant pour un plateau plus large que qui l’accueille pour bénéficier quand-même de rangement. 

Quel qu’il soit, il renforce la convivialité de la pièce. “Le maître-mot c’est “convivialité”, être ensemble, rendre la cuisine plus fun”, reprend Sophie Delgoffe. “Je peux faire à manger tout en continuant de discuter avec les gens, je ne me coupe pas du monde pendant que je fais cuire mon pot-au-feu.

L’îlot central permet donc de rendre le travail en cuisine moins pesant. Que ce soit la réalisation d’un repas pour ses invités qu’on peut terminer alors qu’ils sont arrivés (pratique quand on quitte tard le bureau), ou pour les repas quotidiens. 

Un mobilier qui s’adapte aux vies des femmes (et des hommes) modernes

Le soir les enfants vont faire leurs devoirs sur l’îlot central pendant que leur mère cuisine à côté”, explique Sophie Delgoffe, architecte d'intérieur. Comme ils l’auraient fait sur la table à manger de la cuisine. Quand les femmes rentrent du travail et elles peuvent ainsi jongler avec toutes les tâches qui les attendent (enfants, repas, etc.). 

Évidemment, le constat vaut aussi pour les hommes, mais si les stylistes et architectes mentionnent les femmes en priorité, c’est bien parce qu’elles assument encore l’écrasante majorité de ces travaux domestiques et y consacrent près d’une heure et demie de plus par jour, selon l’observatoire des inégalités.

Si les îlots ne réduisent pas l’écart entre le partage des tâches, il peut, peut-être, en réduire la pénibilité. Peut-être que les hommes seront séduit par la convivialité qui en découle !