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À 18 ans, il construit sa tiny house pour être autonome

Lars et Laura, qui l'aide à la construction de sa tiny house.  © Lisa Hör
Lars et Laura, qui l'aide à la construction de sa tiny house. © Lisa Hör
Lars et Laura, qui l'aide à la construction de sa tiny house. © Lisa Hör

#ça-se-passe-en-Alsace #autoconstruction #tiny-house #maison-écologique #habitat-nomade

TINY HOUSE - Lars construit une maison nomade, autonome en eau et en électricité, pour être libre de s’installer partout. Comment s’y prend-t-il alors qu’il est encore au lycée ?

"L’autonomie, c’est quelque chose qui m’a toujours intéressé, vis-à-vis de mes parents, comme de tout ce que j’entreprends", se justifie Lars Herbillon. Alors quand, à l’été 2015, à 17 ans, il s’est lancé dans la construction d’une tiny house, une petite maison nomade autonome en énergie, cela n’a étonné personne.

Ni sa famille, qui l’a tout de suite encouragé, ni sa petite amie, Laura, qui participe au chantier. "Lars, c’est Lars, il ne se gêne pas pour faire les choses qui lui plaisent et il va jusqu’au bout", commente-t-elle.

Le jeune homme commence à voir le bout de son ambitieux projet, relaté sur son site Tiny Housing Project. La charpente de sa future maison mobile est en place sur sa remorque, dans le hangar prêté par une entreprise. Elle l’attend donc à quelques minutes de chez ses parents, où il habite encore, dans un petit village proche de Colmar dans le Haut-Rhin.

Lui se projette dans quelques mois, quand il sera libre de la transporter où il veut : "Je peux me poser au milieu d’un champs, au milieu des montagnes, là où il n’y a pas d’habitation. J’ai une super vue, j’ai parfaitement pensé ma maison pour profiter de l’extérieur, et je peux vivre normalement, où je veux."

Lars a prévu une mezzanine et de larges fenêtres dans sa tiny house. © Lisa Hör
Lars a prévu une mezzanine et de larges fenêtres dans sa tiny house. © Lisa Hör

Autonome en énergie, grâce à des panneaux solaires, et en eau, grâce à un système de récupération d’eau de pluie, il n’aura pas besoin de se raccorder au réseau. Mais il n’a pas une personnalité d’ermite pour autant. Au contraire, pour mener un tel projet à bien, il a dû rassembler de nombreuses forces autour de lui.

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Du projet scolaire au projet de vie

Tout commence avec le projet de fin de scolarité, qu’il doit mener au sein de son lycée Steiner-Waldorf. Un établissement à la pédagogie alternative, axée entre autres sur l’expérience pratique, le travail manuel, et les arts. Certains choisissent de travailler une chorégraphie, ou de fabriquer un objet, lui décide de se lancer dans ce nouveau mode de vie, qui fleurit depuis quelques années aux États-Unis et au Canada.

Mais son projet dépasse largement le cadre scolaire de départ. Il prévoit de vivre dans sa tiny house, convaincu par les avantages qu’elle offre, et sans craindre de passer de 280 m2 (la surface de la maison de ses parents) à 20 m2. "Cela permet d’être mobile, de ne pas s’encombrer, on n’a pas besoin de permis de construire, et puis c’est une démarche écologique", énumère-t-il.

Aucune tiny house n’est semblable, et chacun peut adapter la sienne à ses besoins et ses convictions. Lars voudrait par exemple installer une Shower Loop, une douche circulaire, qui recycle l’eau en continu. De quoi prendre sa douche aussi longtemps qu’il le souhaite, avec dix litres d’eau seulement.

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Comment financer un tel projet alors qu’il ne travaille pas encore, sans solliciter ses parents ? En même temps qu’il dessine les plans de sa future habitation, il monte un dossier de présentation pour réunir les fonds nécessaires auprès des entreprises régionales et des internautes, grâce à une campagne de financement participatif.

Le budget, estimé à 22 000 euros au départ, monte finalement à 26 000 euros, pour les équipements qui permettront d’assurer l’autonomie en eau et en électricité.

Chantier participatif et entraide entre passionnés

En échange, Lars partage son expérience avec tous ceux qui sont aussi tentés par l’aventure. Et ils sont de plus en plus nombreux : "Il y avait une dizaine de projets en France il y a un an, contre une centaine aujourd’hui, dont beaucoup en autoconstruction", estime-t-il.

"Quand j’ai commencé, ce n’était pas très médiatisé en France, j’ai dû aller chercher les projets américains sur internet et convertir les mesures", ajoute-t-il. Il a donc décidé de filmer toutes les étapes de la construction, pour transmettre sur sa chaîne youtube ce qu’il apprend sur le tas.

Le chantier se veut également participatif. Une cinquantaine de personnes l’ont contacté pour lui donner un coup de main. Des professionnels, séduits par son projet, et des particuliers, qui veulent apprendre avant de construire leur propre tiny house.

>> À lire aussi : À savoir avant d’installer une tiny house dans son jardin

Dans cette communauté de passionnés, l’entraide et le partage prévalent. Lars a d’ailleurs participé à la création d’un collectif sur Facebook, qui permet à chacun de poser ses questions, et répertorie les tiny houses françaises.

Rendez-vous au printemps 2017, pour découvrir celle de Lars, et l’intérieur résolument "contemporain" qu’il souhaite aménager.

À retenir :

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